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Il y a peu, nous avons eu la chance de rencontrer Christelle, une jeune mannequin de 20 ans. On s’est retrouvé à discuter dans une des salles de réunions de La Cordée, pendant presque une heure. Ce qui nous plaît le plus dans toute cette aventure (parce flowr en est une), ce sont ces moments de rencontres enrichissants qui nous transforment et nous font grandir.

Alors, merci.

Flowr : Peux-tu te présenter ?

Christelle : Je m’appelle Christelle YAMBAYISA, j’ai 20 ans. Je suis à la fois étudiante, mannequin et entrepreneur. Je suis d’origine rwandaise et je vis à Lyon depuis plusieurs années maintenant. Aujourd’hui, je partage mon temps entre Lyon, Paris et l’Europe.

Flowr : Raconte nous ton parcours : comment ça a commencé pour toi ? Par l’intermédiaire de qui ? Et quelle type de photo as-tu réalisé ?

Christelle : J’ai eu ma première expérience à 15 ans. Un jour, alors que j’allais au parc avec ma mère, Patrick BOFFA, un styliste sur les shootings, m’a présentée à une agence qu’il connaissait. C’est ainsi que ça a commencé.

 

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Mes toutes premières photos étaient pour Carrefour, Mcdonald’s : c’était essentiellement des publicités commerciales. Je faisais ça en parallèle de mes études ; je considérais vraiment cette activité comme un job étudiant.

Flowr : Cette expérience a été déterminante pour le reste de ta carrière ?

Christelle : Ca m’a surtout donnée de l’assurance. Au final, ce qu’on attend de nous lorsqu’on fait ce métier, c’est d’être beau et d’adopter l’attitude attendue au moment de poser. On nous répète à longueur de journée qu’on est beau, et c’est assez flatteur. Ce travail représente en quelque sorte une passion éphémère, cependant, il est important de s’accomplir et de se développer en parallèle.

Flowr : Et ça a commencé comment avec ton agence ?

Christelle : Un jour, j’ai croisé des personnes qui bossaient pour ELITE et c’est ainsi que je suis rentrée en agence. Et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à voyager. Ces nombreux voyages m’ont d’ailleurs permis de découvrir le « healthy-living », qui consiste à manger bien tout en restant mince. Par la suite, j’ai créé un blog « How and What I Like to Eat », afin de partager ma philosophie. Je suis également en train de travailler sur la création d’un concept-store, Healthy-Way. Il s’agit d’une start-up lancée en mars 2014.

Flowr : Cette hyper-activité n’est-elle pas fatigante ? Rappelons que tu es à la fois étudiante, entrepreneur et mannequin…

Christelle : A vrai dire, mon rythme de vie est épuisant ! Ces derniers mois par exemple, j’ai au total enchaîné six jours d’allers et retours entre Lyon et Paris pour faire des essayages. Et mes activités en parallèle du mannequinat m’occupent beaucoup également… Mais ce sont des choses que je fais par passion. A la fin de la journée, je suis heureuse de ce que je fais, donc c’est tout ce qui importe.

Flowr : Qu’est-ce qui te plaît le plus dans le métier de mannequin ?

Christelle : Le côté artistique ! En tant que mannequin, j’aime faire des photos folles, qui expriment quelque chose et qui font ressortir certains traits de ma personnalité. J’aime que le stylisme et que le maquillage soient mis en avant. Un shooting, c’est la fusion de plusieurs acteurs ; c’est un travail d’équipe. J’admire les directeurs artistiques qui parviennent à avoir une vision globale d’une séance photo, avant même de l’avoir réalisée.

 

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Flowr : PROS & CONS dans le fait d’être mannequin ?

Christelle : Ce que j’aime dans ce métier, c’est qu’on vend du rêve sur papier glacé, on parvient à rendre les gens heureux d’une certaine façon. C’est un métier valorisant, qui donne confiance et qui permet d’en apprendre davantage sur soi. On fait des choses qu’on ne pourrait pas faire dans la vraie vie. Il faut savoir par exemple que les collections d’été sont photographiées en hiver. Il nous arrive donc de shooter en maillot de bain, dans une eau à 6 degrés, en plein mois de décembre. Etre mannequin requiert une certaine force physique et mentale : c’est bien plus dur qu’on ne le croit.

Ce que j’aime moins, c’est le fait qu’il n’y ait pas d’épanouissement personnel dans ce métier-là. Afin d’être pleinement épanoui, le mannequin devra se diriger vers d’autres branches. La seule chose qu’on nous demande, c’est d’être beau : rien de plus, rien de moins. J’ai besoin d’apporter quelque chose à la société, d’être actrice de ma vie et d’accomplir des choses. Le mannequinat n’est, en définitive, pas la meilleure voie pour une carrière et ça peut être lassant à la longue.

Flowr : Combien de shootings as-tu à ton actif ?

Christelle : Au total, j’ai réalisé 38 éditos et campagnes, sans compter les photos tests. Le premier édito que j’ai fait était pour Marie-Claire Lyon.

 

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Flowr : Quel fut ton meilleur souvenir ?

Christelle : Mon meilleur souvenir fut de loin la campagne de publicité réalisée pour Benetton par Josh OLINS à Londres. C’était la première fois que je travaillais dans un studio de 3 000 m2 ! On était quinze mannequins, d’origines complètement différentes. On était jeunes et il y avait une véritable énergie, une sorte d’effervescence quasi-inexplicable. J’en garde de très bons souvenirs et je suis restée en contacts avec certains d’entre eux.

Flowr : On imagine que tu as dû faire un petit tour sur la flowr : qu’en as-tu pensé ?

Christelle : C’est un projet très prometteur ! Sur Internet (et notamment sur Facebook), il y a trop de groupes et c’est parfois difficile de s’en sortir. Pour le coup, c’est bien d’avoir une plateforme qui gère un réseau et qui facilite la mise en relation entre plusieurs individus, professionnels ou amateurs.

 

Retrouvez Christelle sur :

Twitter : @christellyn
Concept Store Healthy Way
How and What I Like To Eat
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