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Extrait de la série JUMP

C’est au téléphone que nous avons eu la chance de discuter avec Graig aka Mr Labranche. De nombreuses personnes nous avaient déjà parlé de son travail, et curieux comme nous sommes, on s’est lancé à sa trace, traquant la moindre photo postée sur Instagram et Facebook. Chez Flowr, on aime les artistes autodidactes et authentiques, dotés d’hyper-créativité. Et pour le coup, on est plutôt bien tombé.

Flowr : Petite présentation pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Graig Labranche : Je m’appelle Graig Labranche, je suis originaire de Marseille et je suis photographe professionnel sur Paris depuis maintenant trois ans.

Flowr : Quel fut ton parcours ?

G.L : La photographie a toujours été une chose commune pour moi, puisque c’est un univers dans lequel j’ai toujours été en immersion. Plus jeune, j’ai suivi un cursus artistique (au sein duquel j’ai appris les rudiments de l’image), et j’ai eu la chance de faire de la photo pendant toute ma scolarité. A l’époque, c’était assez rudimentaire : je m’amusais surtout à prendre des clichés avec des appareils photos jetables. Puis, à l’arrivée du numérique, ma mère m’a offert mon premier vrai appareil photo : un compact, avec lequel j’ai pu en apprendre davantage sur les bases de la photographie. C’est vrai qu’au départ, c’était vraiment de l’amusement, puisque je photographiais essentiellement ma famille, mes amis et parfois des vêtements.

Mais c’est lors de mon emménagement en capital que les choses ont changé : artistiquement, il y a plus d’opportunités sur Paris. Une amie m’avait vendu un appareil photo reflex numérique, et c’est à ce moment-là que les choses se sont vraiment enclenchées pour moi. Par la suite, le magazine DA VIBE m’a proposé de travailler pour eux. Au fur et à mesure des commandes et des célébrités qu’on me demandait de shooter, j’ai dû changer de matériel et aujourd’hui je travaille avec un Canon 5D MARK III.

 

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Extrait de la série JUMP

 

Flowr : Comment décrirais-tu ton travail ?

G.L : En un mot ? Bordélique. Je ne suis pas un photographe qu’on peu ranger dans une case : je ne suis pas un photographe de mode, ni de mariage, ni un portraitiste. A vrai dire, je fais avant tout ce qui me plaît ! Je vois les choses à la manière des entrepreneurs américains : je ne souhaite ni label, ni cadre qui pourraient être contraignants pour ma créativité. Lorsque j’ai l’opportunité de créer une belle image, je le fais.

Flowr : Tu nous as intrigué et surpris au travers de ta série de photos JUMP . Peux-tu nous en parler ?

G.L : A la base, je devais réaliser les portraits des professeurs du Studio MRG. Et dans la série de photo, j’y ai intégré JUMP. Sur cette série de photos, j’avais envie de jouer avec le temps et l’espace. Photographier, c’est capturer un moment dont on ne peut pas profiter dans la durée. Il faut savoir que j’aime les photos aériennes : je suis passionnée par les avions, les sauts périlleux des danseurs et des basketteurs.
J’ai donc imaginé une série de photos sans cadres et carrées, dont le format est identique à celui de Instagram. Le fond blanc et la lumière ont permis d’effacer le reste du décor et de créer un espace vide. J’ai fait en sorte d’insister sur le noir/blanc de façon à renforcer cette idée de vide.

Flowr : Et tu réalises souvent des photos pour le Studio MRG ?

G.L : Oui, j’ai la chance de pouvoir collaborer avec des personnes qui me laissent m’exprimer entièrement, et qui croient en moi. MRG est un des meilleurs studios de danse en région parisienne et en France. Il rassemble des professeurs de qualité, et dont la notoriété est internationale. En plus d’être un studio de danse, MRG a également un studio photo, au sein duquel nous produisons des vidéos et des shootings. L’avantage avec un endroit comme celui-ci, c’est qu’il est multi-fonction : on peut à la fois réaliser et faire du montage.

 

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Extrait de la série JUMP

 

Flowr : Pourquoi avoir choisi ces modèles pour JUMP ?

G.L : Ici, mon choix s’est porté sur ces danseurs d’une part parce qu’ils sont charismatiques, mais également à cause de leur endurance. Certains ont dû faire sept à huit sauts et n’étaient même pas fatigués après tout cet effort. Mais au final, n’importe qui aurait pu faire l’objet d’une photo.

Flowr : Quel matériel as-tu utilisé ?

G.L : Alors, pour ces photos j’ai utilisé cinq flashs de la marque Elinchrom . Sinon, les photos ont été prises avec un Canon 5D MARK III.

Flowr : Que deviendront tes photos par la suite ? Il t’arrive d’exposer ?

G.L : La plupart du temps, je les garde pour moi : je ne communique pas beaucoup, sauf sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Tumblr, Twitter). J’envisage d’ouvrir un blog, également.

Peut-être qu’un jour, je finirai par imprimer mon travail ! Je ne sais pas, j’aime la photographie et je fais ce métier par passion, et non pas pour acquérir une certaine reconnaissance.

Flowr : Comment se profilent les choses pour toi pour la suite ?

G.L : Je vais continuer à travailler pour le Studio MRG, le magazine DA VIBE, mais également pour les marques pour lesquelles je travaille. Sinon, je prépare une exposition pour Son of Sneakers, un sneaker event qui se tiendra au ART STUDIO K 32, à Paris, les 20 et 21 septembre prochain. Et en ce qui concerne mon travail personne, je ne prévois rien à l’avance. Pour l’instant je ne suis pas entièrement satisfait de mon travail, donc la seule chose que je me souhaite, c’est de me rapprocher de mon objectif.

 

Retrouvez le travail de Graig Labranche ici :

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