Calo Yeleen Vision

C’est par écrans interposés que nous avons rencontré Siaka Soppo Traoré a.k.a Calo Yeleen Vision (qui signifie en bambara « la vision de la pleine lune »), un jeune photographe sénégalais. Nous avions eu un véritable coup de coeur pour son travail. Ses photos nous permettent de découvrir un nouveau Sénégal : à la fois moderne et imprégné des cultures street et Hip Hop, presque poétique.

 

Flowr : Peux-tu te présenter ?

Calo Yeleen Vision : Je m’appelle Sakia Sopo Traoré, et je suis burkinabé. J’ai 28 ans et je vis au Sénégal depuis dix ans. Et ça fait trois ans que je suis photographe-amateur.

Flowr : Quel est ton rapport à la photographie ?

CYV : La photographie a toujours été quelque chose de commun pour moi, puisque mon père en est passionné et a toujours partagé cette passion avec moi. A vrai dire, cela m’a beaucoup influencé. C’est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers la photographie ; même si je n’avais pas le matériel adéquat à l’époque. Plus jeune, je n’avais pas les moyens de m’offrir un appareil photo de qualité : ils étaient beaucoup trop cher ! J’ai donc poursuivi des études en ingénierie civile à Dakar, et au terme de ses études, j’ai finalement pu m’offrir mon premier appareil photo.

 

CYV

 

Flowr : Comment prépares-tu tes séances photos ?

CYV : Les choses se déroulent dans l’ordre suivant : je contacte le modèle afin de lui expliquer mon concept. Je fais souvent en sorte de choisir des danseurs, afin de promouvoir la scène Hip-Hop dakaroise ; étant donné qu’elle n’a aucune visibilité. Pour trouver des modèles, soit je marche par « repérage », ou soit dans mon cercle d’amis. Par contre pendant la séance, il y a un vrai travail de collaboration entre le modèle et moi.

Flowr : Comment choisis-tu les lieux où se déroulent les séances photos ?

CYV : En général, je les choisis en fonction du modèle. Lorsque j’ai une idée, j’en discute au préalable avec le danseur, pour voir ce qu’il préfère, et quels sont ses attentes. L’idée est de trouver un lieu qui correspondra le mieux au modèle.

Flowr : Et que deviennent les clichés que tu prends ?

CYV : L’exposition de mon travail passe souvent par le biais des commandes qui proviennent du monde entier. Dernièrement, j’ai eu une commande d’Allemagne d’une chorégraphe pour un spectacle qu’elle compte monter avec des danseurs sénégalais. Mais aujourd’hui, j’essaye d’exposer dans les galeries de Dakar . Il y a peu, j’ai eu ma première exposition durant les Off de la 11e Biennale de Dakar, avec l’aide de l’Association Sunu street (association de danse) : les retours ont d’ailleurs été très positifs.

« Cette année, il y a eu un véritable engouement autour de la culture à Dakar, que la Biennale promeut d’ailleurs. »

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Flowr : Comment se profilent les choses pour toi ?

CYV : A court terme, je dois préparer de nouvelles expositions. Comme je l’ai dit, ma dernière exposition lors de la Biennale de Dakar a rencontré un franc succès et j’ai rencontré des personnes provenant du monde entier. Je devrais exposer pour des événements, toujours à Dakar. Sinon, mon rêve reste d’ouvrir un studio de photos à Dakar et de continuer à en apprendre davantage sur cet art !

 

La photographie ne connaît ni limites, ni frontières.

Vous pouvez retrouver le travail de Calo Yeleen Vision :

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